
Équipe de France : les premiers changements de Zidane face à l’héritage Deschamps
Zinédine Zidane n’a pas attendu plusieurs mois pour modifier les habitudes de l’équipe de France. Nommé sélectionneur le 28 juillet 2026 après le départ de Didier Deschamps, l’ancien entraîneur du Real Madrid a dévoilé sa première liste le 18 septembre. Ses choix de joueurs, son discours et sa gestion de l’exposition médiatique dessinent déjà une nouvelle ère, même si le terrain devra encore confirmer cette rupture.
Équipe de France : Zidane change déjà les repères
Le premier marqueur concerne la sélection elle-même. Zinédine Zidane a choisi de ne pas convoquer plusieurs joueurs associés au précédent cycle, notamment N’Golo Kanté, Karim Benzema et Aurélien Tchouaméni. Le sélectionneur a expliqué que certains choix répondaient à la volonté de voir des profils plus jeunes ou de laisser un joueur poursuivre son travail en club.

À l’inverse, Eduardo Camavinga retrouve les Bleus, tandis que plusieurs nouveaux visages ont été appelés, dont Estéban Lepaul, Jérémy Jacquet et Lucas Da Cunha. Cette première liste ne constitue pas encore une révolution complète : Kylian Mbappé, Ibrahima Konaté et Jules Koundé restent des cadres du groupe. Elle montre toutefois que Zidane veut ouvrir la concurrence et rappeler que la hiérarchie n’est pas figée.
Une première différence dans la gestion des cadres
Didier Deschamps avait construit son long mandat autour d’une forte continuité. Entre 2012 et 2026, il s’est appuyé sur un noyau stable, capable d’évoluer ensemble sur plusieurs compétitions. Cette méthode a produit un titre mondial en 2018, une victoire en Ligue des nations en 2021 et des finales à l’Euro 2016 et à la Coupe du monde 2022.
Zidane hérite donc d’une équipe compétitive, mais aussi d’un groupe qui doit se renouveler. Ses premières décisions montrent qu’il ne souhaite pas uniquement prolonger les automatismes de son prédécesseur. Le retour de Camavinga et l’arrivée de nouveaux joueurs traduisent une volonté d’élargir les solutions, sans rompre immédiatement avec les éléments les plus fiables.
Cette évolution devra être observée avec prudence. Une absence ne signifie pas forcément une mise à l’écart définitive, pas plus qu’une première convocation ne garantit une place durable. La sélection de septembre constitue un signal, pas encore une hiérarchie installée.
Équipe de France : une communication plus contrôlée
Le changement ne se limite pas aux noms présents sur la feuille de convocation. Zinédine Zidane a également décidé de mettre fin au traditionnel défilé des joueurs devant les photographes à leur arrivée à Clairefontaine. Les images doivent continuer à être diffusées par les canaux de la Fédération française de football, mais l’accès direct des médias est désormais davantage encadré.
Cette décision contraste avec les habitudes prises durant l’ère Deschamps. Elle ne signifie pas nécessairement que Zidane veut couper les Bleus de la presse. Elle traduit plutôt une volonté de contrôler le cadre, le rythme et le contenu de la communication autour du groupe. Dans un environnement où chaque geste peut devenir un sujet, le nouveau sélectionneur semble privilégier une exposition choisie.
Le cas Mbappé révèle une autre réflexion
Zidane a aussi expliqué qu’il appréciait davantage Kylian Mbappé sur un côté que dans l’axe. Cette préférence ne constitue pas encore un système de jeu, mais elle donne une première indication sur sa réflexion offensive. Le sélectionneur veut conserver la liberté et la capacité d’accélération de son capitaine, tout en envisageant une utilisation différente de celle observée par séquences sous Deschamps.
L’enjeu sera de transformer ces intentions en équilibres collectifs. Une équipe nationale dispose de peu de séances pour assimiler des changements tactiques. Zidane devra donc trouver la bonne mesure entre son idée du jeu, les qualités des joueurs disponibles et les automatismes accumulés depuis plusieurs années.
Une rupture déjà visible, mais encore à confirmer
Les premiers changements de Zidane sont donc réels : une liste plus ouverte, des choix forts concernant certains cadres et une communication plus verrouillée. Ils ne suffisent pas encore à parler de révolution. La véritable différence avec Deschamps se mesurera lorsque les Bleus auront disputé plusieurs rencontres sous sa direction.
Pour l’instant, Zidane a surtout posé une méthode. Il veut installer sa propre autorité sans effacer totalement l’héritage de son prédécesseur. La suite dira si cette transition produit une équipe plus expressive, plus renouvelée ou simplement différente dans sa manière de fonctionner.
Journaliste football chez Vestiaire News. Passionné par le beau jeu et les tactiques.
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