
Bologna Sassuolo : Dovbyk arrache le 2-2
Bologna Sassuolo s’est joué sur une dernière image qui change toute la lecture du match: Artem Dovbyk a arraché le 2-2 à la 90e minute, dimanche 6 septembre 2026, en Serie A. Bologna n’a pas dominé le récit par confort, mais par refus de laisser Sassuolo emporter une rencontre où les visiteurs ont mené deux fois.
Ce nul raconte donc moins un partage ordinaire qu’un match de résistance pour Bologna. Sassuolo a frappé tôt, a repris l’avantage après l’égalisation, puis a vu son résultat lui échapper au moment le plus coûteux. Dans une Serie A où chaque point installe vite une dynamique, ce 2-2 vaut autant par son scénario que par son score.

Bologna Sassuolo : les buts vérifiés du 2-2
| Minute | Buteur | Passeur | Score |
|---|---|---|---|
| 19' | Josh Doig | - | 0-1 |
| 50' | Roberto Piccoli | Juan Miranda | 1-1 |
| 56' | Vasilije Adzic | - | 1-2 |
| 90' | Artem Dovbyk | - | 2-2 |
Josh Doig a d’abord donné l’avantage à Sassuolo à la 19e minute, plaçant Bologna dans une partie à reprendre plutôt qu’à gérer. La réponse est arrivée après la pause: Roberto Piccoli a égalisé à la 50e, servi par Juan Miranda, avant que Vasilije Adzic ne replace Sassuolo devant six minutes plus tard. La soirée semblait alors basculer vers les visiteurs, jusqu’à l’égalisation tardive d’Artem Dovbyk.
Deux retours qui disent la nervosité de Bologna
Le point marquant n’est pas seulement que Bologna soit revenu deux fois. C’est le timing des réponses. Le 1-1 de Piccoli a relancé l’équipe au sortir de la pause, mais l’avantage repris par Adzic à la 56e a immédiatement remis Bologna face à ses limites: courir après le score, rouvrir des espaces et garder assez de lucidité pour ne pas transformer le match en précipitation.
Dans ce registre, le 2-2 de Dovbyk à la 90e donne une valeur différente au résultat. Il ne gomme pas les alertes défensives, mais il évite que la rencontre devienne une défaite de frustration. Bologna Sassuolo rejoint ainsi ces matchs où l’analyse tient dans la capacité à sauver quelque chose d’une soirée instable, comme la Roma face à l’Atalanta, même si le scénario et le score ne racontent pas la même issue.
Sassuolo a eu le match en main, pas la fermeture
Pour Sassuolo, le regret est facile à identifier sans inventer le détail des actions: mener à la 19e, puis encore à la 56e, devait offrir un fil plus favorable. Le 2-2 final signale au contraire une difficulté à protéger l’avantage jusqu’au bout. Un déplacement avec deux buts marqués peut installer une base, mais il laisse aussi une question sur la gestion des dernières minutes.
Ce point arraché par Bologna pèse d’autant plus que la Serie A a déjà proposé des matchs où la maîtrise du score a fait la différence. Le contraste avec l’Inter capable de tenir un 0-1 à Cagliari éclaire la marge entre prendre l’avantage et le convertir en victoire. Sassuolo a eu les deux premiers éléments; il lui a manqué le troisième.
Un nul qui laisse deux lectures opposées
Bologna sort avec un point sauvé et un message de caractère, mais aussi avec le rappel qu’un match à domicile devient vite piégeux quand l’adversaire frappe en premier. Sassuolo repart avec une production offensive suffisante pour croire à mieux, mais avec le poids d’un succès perdu à la dernière minute.
Le 2-2 n’a donc rien d’un simple score de transition. Il place Bologna devant l’obligation de transformer cette réaction en contrôle plus durable, tandis que Sassuolo devra prouver que ses avances peuvent survivre à la pression finale. Dans la continuité d’un championnat déjà riche en scénarios serrés, à l’image d’Internazionale Napoli, ce nul ajoute une nouvelle alerte: en Serie A, le dernier quart d’heure change souvent plus que le résumé ne le laisse paraître.
Journaliste football chez Vestiaire News. Passionné par le beau jeu et les tactiques.
Commentaires (3)
Dovbyk sauve un point énorme, mais Bologna ne peut pas toujours attendre la 90e pour réagir.
Sassuolo avait vraiment le scénario en main. Perdre deux points comme ça va laisser des regrets.
Le tableau des buts résume bien le match: Sassuolo devant, Bologna obligé de revenir à chaque fois.





